My study abroad experience as a transgender woman (EN) / Mes expériences d'études à l’étranger en tant que femme transgenre (FR)

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Liberal Arts Language Immersion

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CIEE Rennes

English version (French version below)

I’d like to start by saying that I’m only going to talk about my own experiences: I haven’t yet transitioned legally or physically, and I’m lucky not to be super dysphoric. So I’m not trying to predict the experiences of any other trans woman, LGBTQ+ person, or CIEE student in general, except for myself.

Because of the fact that I started transitioning relatively recently, I was worried that I’d face discrimination here in Rennes. Thankfully, the CIEE team has made a strong effort to be sure that I’d be safe from the moment that I arrived in France. I was able to fill out the application with my chosen name rather than my legal name, and all of the team have only ever called me Lavender and used she/her pronouns for me. It’s the same with my host family – the CIEE team looked for a family that would respect my identity (which, in the time since I wrote the French version of this article, my host mother has affirmed even more strongly), and I’ve never had any problems related to the fact that I’m trans. Moreover, when the CIEE students went on our excursion to Paris, the CIEE team asked me with whom I’d be more comfortable sharing a room in our hostel. I wasn’t exactly sure, so the team offered to find me a one-person room, which was extremely kind of them. There was a room available, and I felt much more comfortable there.

For the course registration at the host institution, on the other hand, the situation is a bit more complicated. We weren’t sure if I was allowed to register with personal information that contradicts what’s written on my passport. So, officially, I’m registered under my deadname and the male gender. So each time I had a class for the first time, I needed to correct my professor. Actually, one thing I didn’t realize is that Lavender doesn’t necessarily read as a feminine name (the French word lavande is feminine when describing the flower but masculine when describing the color). So, honestly, I think that I was too scared that someone wouldn’t accept my identity (which, in my opinion, is a valid concern), and I need to have more confidence to correct people who make a mistake : every time I’ve told someone I’m a woman, they’ve supported me and I’ve never seen transphobia against me from other students or professors. Even more than that, and this might be too much information, but in the women’s restroom, no one has ever said anything about the fact that I’ve entered, even if I have a fairly masculine appearance.

On top of that, I think that here, I’ve felt a bit less anchored to my previous identity. There’s only one person here who knew me before my transition (and she is one of my dear friends who supports me really strongly!!), so it’s a bit like a blank slate. In a metaphorical and pretentious sense, I’m studying outside of my country, but also outside of my past.

If you’re also trans, and you’re thinking about studying abroad with CIEE here in Rennes, I can’t tell you exactly how it’s going to go, but I’m sure that the CIEE team will do its best to support you, protect you, and make sure that you feel safe. It’s normal to be anxious – I am too, of course – but I promise you aren’t alone. I’ve already had a lot of excellent experiences, and a lot of people here treat me very well. I’m sure that it will be like that for you too.

Lavender FEMIA

Clark University

CIEE-Rennes Liberal Arts Spring 2026

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French version

 

Je voudrais commencer par dire que je parlerais seulement de mes propres expériences : je suis quelqu’un qui n’a pas encore fait la transition légale ni physique, et j’ai la chance de ne pas ressentir beaucoup de dysphorie. Alors je n’essaie pas de prévoir les expériences de personne (aucune autre femme transgenre, personne LGBTQ+, ou même étudiant de CIEE en générale) sauf moi-même. 

À cause du fait que j’ai commencé à faire ma transition assez récemment, je craignais que je recevrais de la discrimination ici à Rennes. Heureusement, l’équipe de CIEE a fait beaucoup d’efforts pour être sûr que je serais en sécurité depuis le premier moment de mon séjour en France. J’ai pu remplir l’application avec mon prénom choisi au lieu du prénom légale, et tout le personnel ne m’appelle que « Lavender » et « elle ». C’est le même avec ma famille d’accueil – l’équipe CIEE a cherché une famille qui respecterait bien mon identité, et je n’ai jamais eu aucun problème par rapport au fait que je suis transgenre. En plus, quand les étudiants de CIEE sont allés à Paris pour notre excursion, l’équipe CIEE m’avait demandé avec qui je serais plus à l’aise de partager une chambre à notre auberge. Je n’étais pas exactement sûre, et l’équipe m’a offert de trouver une chambre pour une personne, et c’était très, très, sympathique. Il y en avait, et j’étais beaucoup plus à l’aise. 

Pour les inscriptions administratives au lieu des cours, en revanche, la situation est un peu plus compliquée. On n’était pas sûr si j’avais le droit de m’inscrire avec des informations personnelles qui contredisent ce qui est écrit sur mon passeport. Alors officiellement sur les documents, je suis inscrite avec mon prénom de naissance et le genre masculin. Alors chaque fois pendant les premières séances, je devais corriger le professeur. En fait, une chose dont je ne me suis pas rendu compte est que le prénom Lavender ne se lit pas comme prénom féminine (lavande, le mot, est féminin quand elle décrit la fleur mais masculin quand il décrit le couleur). Alors, honnêtement, je crois que j’avais craint trop que quelqu’un n’acceptera mon identité (qui est, à mon avis, une anxiété valide), et je dois avoir plus de confiance pour corriger ceux qui commettent la faute : chaque fois quand je dis à quelqu’un que je suis une femme, il m’a soutenu et je n’ai jamais vu de la transphobie contre moi de la part des autres étudiants ou professeurs. En plus, et c’est peut-être un peu trop d’information, mais dans les toilettes pour les femmes, personne n’a rien dit du fait que j’y suis entrée, même si j’ai l’apparence assez masculine. 

Encore plus, je crois qu’ici, je me suis sentie un peu moins ancrée à mon ancienne identité. Il n’y a qu’une personne ici qui m’avait connu avant ma transition (et elle est une de mes chères amies qui me soutien très fortement !), alors c’est un peu comme une page blanche. J’ai le droit de me réinventer un peu en étant ici à Rennes. Dans un sens métaphorique (et un peu prétentieux), j’étudie en dehors de mon pays, mais aussi en dehors de mon passé. 

Si vous êtes aussi transgenre et vous pensez d’étudier à l’étranger avec le programme de CIEE ici à Rennes, je ne peux pas dire exactement comment ça se passera pour vous, mais je suis sûre que l’équipe CIEE va faire de son mieux pour vous soutenir, protéger, et faire en sorte que vous ressentez à l’aise. C’est normal d’avoir de l’anxiété – moi je l’ai aussi, bien sûr – mais je vous jure que vous n’êtes pas seul.es. J’ai déjà eu beaucoup d’excellentes expériences, et beaucoup de monde ici me traite très gentiment. Je suis sûre que ça se passera aussi comme ça pour vous. 

Lavender FEMIA

Clark University

CIEE-Rennes Liberal Arts Spring 2026